Par Sarah Drolet

…Apprendre qu’on a un cancer n’est pas la fin! Nous ne sommes pas un cancer, nous sommes un être humain à part entière avec nos valeurs, nos visions, non émotions… mais avant tout nous sommes VIVANTS. 

En novembre 2023, on m’annonçait un cancer colorectal stade 4 avec métastases au foie. Alors débute une valse d’un mois de rendez-vous médicaux, scan, prise de sang, colonoscopie, résonance magnétique, radiographie. 

En décembre 2023, j’annonce à mon équipe de travail que je dois prendre une pause, puis je fais l’annonce de la maladie. Je débute la chimio dans quatre jours. 


APPRENDRE À DANSER, SUIVRE LA DANSE 

Et là, une danse qui démarre, un tango dont je ne connais pas les pas, je ne connais pas la musique ni le décor, mais je fonce dans ce rythme en me laissant guider par l’équipe de médecine. 

En février 2024, opération, puis trois mois et tout semble beau. 

Un mois de repos pour moi, une autre danse, celle de ne rien faire, de pendre soins de moi, je le nomme mon slow à moi. Je me dorlote. 

Retour à la danse chimio et radio thérapie pour six mois. 

Enfin une vraie pause d’un mois, un rappel à danser, un simple scan puis nouvelle pause pour un autre mois. 

Novembre 2024, on change de piste de danse, moi qui croyais retourner au travail en janvier. Non, on m’annonce que je recommence la valse et celle-ci risque de demeurer présente pour toujours.

Ok! J’accepte de danser avec la chimio pour le reste de ma vie. Si cette danse me garde en vie, alors je deviendrai la meilleure danseuse et je brillerai sur la piste, car je suis vivante. 


Dédramatiser le cancer 

Recevoir ce diagnostic, c’est un coup de tonnerre. Une cassure dans notre quotidien. Un avant, puis un après. Peu importe la façon dont on nous l’annonce, que ce soit avec douceur ou brutalité, ce moment reste gravé. 

J’ai entendu le mot, et plus rien après. Même les battements de mon coeur me semblaient lointains. J’étais couchée sur une civière après la colonoscopie, l’équipe de médecine me parlait mais moi je n’entendais plus rien. 

On me ramène dans un cubicule sur la civière, on appelle mon amie pour lui dire que mon examen est terminé. Assise sur ma civière, je la vois arriver et je lui annonce le verdict. De me répondre : « Arrête de niaiser, on ne dit pas ces choses-là. » Elle me voit pour la première fois pleurer à chaudes larmes et là, elle reste figée dans le temps. 

Je reprends mon calme et je lui dis : « OK, je vais gérer ce dossier comme je gère les autres dossiers au travail. » Je vais rebondir comme je le fais à chaque fois. Mon cerveau se met en mode travail. 

On pense à notre enfant, à notre famille, à ce qu’on n’a pas encore eu le temps de vivre. On entre dans un tourbillon de rendez-vous, de biopsies, de mots qu’on ne comprend pas toujours. Et très vite, on peut se sentir dépossédé de soi-même. 

Mais une chose est certaine : recevoir un diagnostic de cancer, ce n’est pas une condamnation à cesser de vivre. 


Comprendre ce qui nous arrive 

La première étape, c’est de comprendre. C’est normal de se sentir perdu. Les mots médicaux s’accumulent, les rendez-vous s’enchaînent et tout devient flou. Il faut du temps pour absorber. Pour poser des questions. Pour oser dire qu’on a peur. Qu’on ne comprend pas tout. Qu’on n’est pas prêt. 

« C’est comme si la réalité frappait… mais en différé. » 

Et c’est normal. Comprendre ne veut pas dire tout maîtriser tout de suite. C’est un processus. Il faut se donner la permission d’être humain, d’avoir peur, de ne pas tout comprendre, de poser vingt fois la même question au médecin si nécessaire. 

C’est d’autant plus vrai parce que chaque personne, chaque corps, chaque parcours est différent. Il n’y a pas une seule et unique manière de réagir au cancer. Et ça, c’est important de se le rappeler. 


Accepter, à notre rythme 

Vient ensuite une étape qui peut sembler insurmontable : l’acceptation. Ce mot peut faire peur en lui-même. Parce qu’il donne l’impression qu’on doit tout accepter, tout encaisser, sans broncher. Mais non! Accepter, ce n’est pas se résigner. C’est reconnaître ce qui est là, ce qui est vrai, afin de pouvoir avancer autrement. 

L’acceptation, c’est un mot qu’on n’aime pas trop. Parce qu’on croit qu’il signifie abandonner. Mais accepter, ce n’est pas baisser les bras. C’est choisir de continuer à avancer, même avec la maladie. 

Je me suis demandé si je planterais encore des tomates et des fleurs cette année. Et puis, j’ai décidé de planter plus que jamais. Parce que tant que je peux voir pousser quelque chose, c’est que je suis encore là. Je suis vivante. 

C’est donner à la maladie sa juste place, pas toute la place. C’est ça, l’acceptation. Ce n’est pas d’aimer ce qui nous arrive. C’est de décider de faire quelque chose avec. Et surtout, c’est garder en tête que, malgré le cancer, nous restons une personne entière. Un être complet, fait d’émotions, d’espoirs, de rêves, de valeurs. Nous ne sommes pas un cancer. Nous sommes nous. Et nous avons encore tant à vivre. 


Nous ne sommes pas qu’un cancer 

Une des choses les plus difficiles pour les personnes malades, c’est cette impression qu’on ne voit plus qu’un patient. Qu’on nous traite comme un corps malade, plus qu’une personne entière. Mais on reste qui on est. On garde notre humour, nos valeurs, notre caractère. 

Tout le monde me parlait doucement, au début, comme si j’étais en porcelaine. Mais j’ai toujours mon sarcasme et ma répartie en tout temps, je suis une fille qui a horreur de la pitié et des gens qui se lamentent alors, je leur ai fait savoir. « Arrêtez, je suis la même fille qui gère des problèmes et qui surtout apporte plein de solutions ». Le verre est toujours assez bien rempli chez moi. 

C’est ça la vérité. Le cancer ne remplace pas notre personnalité. Il fait partie du décor, mais il ne prend pas toute la scène. Il y a toujours de la beauté, même dans les jours gris. 

La maladie peut parfois ouvrir des portes inattendues. Certains découvrent des passions oubliées, d’autres réparent des relations, certains osent enfin dire ce qu’ils n’avaient jamais dit. Moi, je fais de nouvelles expériences : aller voir des enregistrements de télé, faire des cours de cuisine, me lancer dans le ukulélé , chanter pour le plaisir, voyager, voir la famille et les amis et passer de beaux moments de spectacle et resto avec ma fille. J’ai fait aussi du ménage dans mes relations. 

Avant, je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter. Le cancer m’a appris à regarder les choses autrement. Un simple coucher de soleil, maintenant, me remplit de gratitude. J’aime aller marcher et voir les canards. Je crois que c’est ça le cadeau caché, que certaines personnes trouvent au fil du chemin. Le temps qu’on prend. La clarté qu’on gagne. La beauté qu’on redécouvre. 


Rire, aimer, vivre 

Et puis… il y a l’humour. Celui qui me sauve. Celui qui allège les traitements, les nuits d’insomnie, les peurs sourdes. 

Un jour, un monsieur en chimiothérapie portait un t-shirt qui disait : « Encore là, désolé pour les mauvaises nouvelles! ”»

Il faisait rire tout le monde dans la salle. Il disait : « Si je dois venir ici chaque semaine, autant être le rayon de soleil de quelqu’un. » 

Moi, j’ai acheté des bas qui portaient comme message : «fuck de cancer avec un doigt d’honneur », ils sont noirs et les mots, écrits en blanc ça flash en titi. Une autre paire de bas écrite en rouge : « va chier le cancer, tu pues». 

Parce que oui, on peut rire, il faut rire. Et ce rire-là, il est souvent plus fort, plus profond, plus libre que tout ce qu’on a connu avant. 


Redéfinir notre façon de vivre 

C’est là que la perspective peut changer. Il ne s’agit pas de faire semblant que tout va bien. Il s’agit de choisir, consciemment, de continuer à vivre autrement et pleinement. 

Le cancer peut devenir, pour certaines personnes, un moment de redéfinition. Une occasion de ralentir, de réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qu’on veut encore faire, dire, transmettre. 

On peut décider de faire de la place à la beauté. À la simplicité d’un moment présent. À une promenade en nature. À un appel inattendu. À une chanson qui émeut. À un projet qui nous tient à coeur. 

On peut décider de se faire du bien. D’essayer des choses nouvelles. De s’entourer différemment. De parler avec plus de vérité. De rire aussi oui, de rire! Parce que rire, c’est un acte de résilience. D’embarquer dans des comités de recherches. De prendre des cours juste pour le plaisir. De faire de nouveaux sports. Parce que chaque instant qu’on choisit de vivre en conscience est un petit acte de victoire. 


Transformer la peur en force 

Ce n’est pas facile, bien sûr. Il y aura des jours de doute, de colère, de fatigue. Et c’est correct. On a le droit. Mais ces émotions ne sont pas des échecs. Elles font partie du chemin. Ce qui compte, c’est de ne pas se laisser définir par elles. C’est de faire de la place à la lumière, même quand le ciel est lourd. De se rappeler que nous ne sommes pas seuls. Que des gens autour de nous, nous aiment, nous accompagnent, nous soutiennent. Et que chaque personne qui traverse cette épreuve possède une force souvent insoupçonnée. 


Rester vivant 

Alors oui, le cancer bouleverse. Il transforme. Mais il ne détruit pas ce que nous sommes profondément. Il ne nous enlève ni notre dignité, ni notre humanité. Il ne nous empêche pas de créer du sens. De continuer à aimer. À rêver. À exister pleinement. 

Aujourd’hui, je vous invite à poser ce regard nouveau. À refuser que la peur prenne toute la place. À redonner du pouvoir à la vie, à nos vies à nous! Puis à vous rappeler que je suis beaucoup plus qu’un diagnostic. Je suis une femme vivante. Je suis la même femme que vous avez connue avant le début de cette danse. 

Et tant que la vie est là, elle mérite d’être vécue avec intensité, avec tendresse, et surtout avec vérité. 


Trois moments de bonheur par jour 

Pour y arriver il faut entraîner son regard à voir la lumière, à choisir l’espoir, à cultiver la paix intérieure. À chaque jour, je me permets trois bonheurs. 

Ce n’est pas grand-chose… un sourire échangé, une tasse de café savourée en silence, un rayon de soleil sur la peau. Quand on prend le temps de les nommer, ces instants prennent de la valeur. Ils deviennent des repères, des ancrages dans la journée. Ils rappellent que, même dans le tumulte, il y a du beau. Même dans la fatigue, il y a de la douceur. Même dans les défis, il y a des raisons de sourire.


Bouger, c’est se relever 

Faire du sport, c’est bien plus que prendre soin de son corps. C’est aussi prendre soin de son moral, de son énergie, de sa force intérieure. 

Quand on vit un cancer, tout peut sembler instable : le corps change, les émotions débordent, l’avenir devient flou. Mais bouger, même un peu, c’est une façon de reprendre contact avec soi-même. C’est dire à son corps : « Je suis encore là. J’avance. Je ne me laisse pas écraser ». 

Le sport ne guérit pas. Mais il aide. Il aide à retrouver de l’énergie, à mieux dormir, à gérer le stress. Il aide à relever des défis, même petits : sortir marcher, prendre l’air. 

Et chaque fois qu’on bouge, on envoie un message puissant à soi-même : « Je choisis la vie. Je choisis de me battre. Je choisis d’espérer », je suis vivante. »

Moi, je me suis mise au spinning. Ça défoule et ça me donne de nouveaux défis où je me dépasse. Le yoga me donne la forme, la force et l’endurance dans tout mon corps puis ça apaise l’esprit lorsque celui-ci part en vrille. La marche en montagne me donne des défis réalisables accompagnant la beauté de la nature me donne de l’énergie. Lorsque je marche, j’aime avoir de la musique dans mes écouteurs et là, j’ai tous les styles de musique selon mon humeur du moment. 


Le pouvoir de la musique lorsqu’on vit une maladie 

Quand on traverse une maladie comme le cancer, on perd parfois nos repères. Les journées se remplissent de rendez-vous, d’attentes, de traitements, de fatigue et souvent de silence. Mais dans ce silence, la musique peut devenir un refuge. Une force douce et puissante. 

La musique a ce pouvoir unique de nous ramener à nous-mêmes. Une chanson peut réveiller un souvenir heureux, une mélodie peut apaiser l’anxiété, un rythme peut redonner de l’énergie quand tout semble s’effondrer. C’est une forme de soin invisible, qui parle directement au coeur plus qu’au corps. 

La musique m’aide à m’évader. À voyager sans bouger, une chanson peut nous transporter ailleurs. Dans un souvenir d’enfance, sur une plage ensoleillée, ou dans un moment de tendresse. Et cela fait un bien immense. 

La musique, c’est aussi un lien. Elle unit. Écouter une chanson avec quelqu’un, c’est partager une émotion, sans avoir besoin des mots. Elle m’a permis de parler, autrement. De dire la peur, l’espoir, la fatigue, l’amour. 

Aujourd’hui, je crois profondément que la musique peut soigner aussi, autrement. Elle ne remplace pas les médicaments, mais elle soutient l’âme. Elle nous aide à tenir bon, à pleurer, à espérer, à guérir à l’intérieur 

Chanter 

Depuis toujours, j’aime chanter. Que je sois seule, en voiture, sous la douche, ou avec des amis autour d’un feu ou d’un bon repas… Chanter me fait du bien. C’est un moment de pur plaisir. Un moment où je me sens libre, où je me sens vivante. 

Quand la maladie est entrée dans ma vie, j’ai craint de perdre cette joie-là. Mais étonnamment, chanter a pris encore plus de place. Comme si ma voix devenait une force, une façon de ne pas me laisser avaler par tout ce que je vivais. Ma voix sonne comme une casserole, mais cela ne me dérage pas du tout! 

Il y a eu des journées où chanter seule m’a permis de relâcher la pression. Des chansons douces, des chansons rock, des chansons en anglais dont je ne connais pas les mots, des refrains que je connaissais par coeur… puis je sentais mon corps s’apaiser, mon coeur s’ouvrir. C’était ma petite bulle de paix à moi. 

Et il y a eu ces soirées avec des amis, où on chantait ensemble, fort, faux mais toujours avec le coeur. Ces moments m’ont portée. M’ont rappelé que la vie continue, qu’il y a encore de la lumière, de l’amitié, du bonheur. Même au milieu des traitements. Même dans l’incertitude. 

Chanter m’a aidée à traverser les jours difficiles. À sortir de ma tête. À revenir dans l’instant. À me reconnecter à la joie.

Chanter me rend heureuse. Je ne suis pas une chanteuse professionnelle, je fausse, je n’ai pas toutes les paroles, je ne connais pas les mots en anglais, je n’ai pas toujours le rythme mais ce n’est pas ça l’important. Ce qui compte, c’est ce que la musique m’apporte du réconfort, de la force, et surtout… un plaisir immense d’être tout simplement moi. 

Revenir à l’instant présent 

Parfois, l’esprit part en vrille. Les pensées tournent en boucle, s’emballent, s’accrochent au pire. Le mot « cancer » résonne fort. Il fait peur. Il ébranle. Il éclipse tout. Par contre quand je sens que ça déborde, je me ramène doucement au moment présent. À ce que je ressens ici et maintenant. Je pense à la chance que j’ai dans ma vie. Et surtout, je choisis de ne pas m’accrocher au négatif. Je laisse de côté les scénarios catastrophes, les peurs, les « et si… » Je regarde plutôt tout ce que cette épreuve m’a apporté. Oui, le cancer m’a ébranlée mais il m’a aussi réveillée. 

Il m’a appris à prendre du temps pour moi, à ralentir, à voir ma famille autrement, plus intensément. Il m’a permis d’enlever les irritants, de faire du tri, de choisir ce qui me fait du bien, ce qui a du sens. 

Alors, chaque fois que l’esprit s’échappe, je me rappelle que même dans l’épreuve, il y a du beau à trouver, à prendre. 


Garder des projets vivants malgré la maladie 

Recevoir un diagnostic de cancer bouleverse tout, les certitudes s’effritent. Pourtant, au coeur de cette tempête, il reste une chose précieuse; la capacité de rêver, de se projeter, de bâtir des projets. Avoir des projets, même petits, même simples, donne un sens à chaque jour, un but à chaque matin. 

Voyager, par exemple, est l’un de ces projets qui me fait vibrer. Ce n’est pas toujours à l’autre bout du monde. Parfois, c’est un simple week-end dans un coin de nature, une escapade dans une ville que je ne connais pas. Voyager me rappelle que je suis vivante, que j’ai encore tant de choses à découvrir. Ça m’éloigne, ne serait-ce qu’un moment, de l’univers médical et des inquiétudes du quotidien. 

Continuer d’apprendre est un autre de mes moteurs. Lire, suivre des formations, m’ouvrir à de nouvelles idées. Cela me nourrit, me garde active intellectuellement, me relie à ce que j’aime profondément : comprendre, explorer, évoluer. La maladie ne doit pas arrêter le temps. Elle peut, au contraire, me pousser à apprendre encore plus, à vivre autrement. 

Et puis, il y a l’engagement. Il est essentiel pour moi de m’impliquer dans ma communauté, de continuer à donner, à contribuer, à faire partie du monde qui m’entoure. Le cancer ne m’enlève pas ce désir d’être utile, d’aider, d’inspirer. Au contraire, il le renforce. S’impliquer, c’est sortir de soi, c’est transformer mon besoin d’aider et de développer en action, ce trop de temps en solidarité. 

Avoir des projets, ce n’est pas fuir la réalité. C’est choisir de vivre pleinement malgré elle. C’est dire oui à la vie, encore et encore. Parce que tant que je peux rêver, créer, aimer et m’engager, je suis bien plus qu’une personne malade. 

Je suis une personne vivante. Je suis moi. 

Sarah Drolet

Native du Lac- Saint-Jean, établie en Estrie depuis sept ans. Fière maman d’une jeune adulte dans la fin vingtaine. 

Fille toujours souriante qui mord dans la vie. Fille qui adore les défis, défoncer les barrières afin d’offrir un meilleur monde pour les gens. Fille optimiste, à chaque problème, il y a plus qu’une solution. 

J’ai évolué dans le milieu entrepreneurial, socio-économique et politique au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis une vingtaine d’années en plus du milieu de l’éducation à titre de gestionnaire et j’ai su développer de solides compétences en développement stratégique. 

Je suis reconnue pour ma capacité à relever des défis, mon sens de l’innovation et mes grandes forces en gestion des ressources humaines et développement de projet. 

Sarah

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